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Kozah Nostra : main basse sur le Togo 

Ce titre parodique combine à la fois le nom de la célèbre mafia sicilienne « Cosa Nostra » (les Gnassingbé, père et fils, se rendent régulièrement en Italie pour de mystérieuses raisons) et le titre du non moins célèbre essai de Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation (Paris, F. Maspero, 1972). Plus qu’une simple parodie sonore et littéraire, l’intitulé de ce texte traduit l’aboutissement  « hontologique »  ultime auquel l’État togolais est parvenu après cinquante ans d’indépendance. Dans la cartographie politique togolaise, La Kozah Nostra comme espace géographique singulier coexiste avec  sa définition anthro-politique.

La Kozah Nostra : un triangle géographique singulier

Pour un esprit non initié aux arcanes des choses politiques togolaises, La Kozah c’est le nom que le feu Gnassingbé Eyadéma, qui a régné sur le pays d’une main de fer de 1967 à 2005, attribua en 1981 à sa préfecture natale dont il voulait faire sa Mare nostrum . Elle est cela et plus que cela. C’est un triangle d’or situé dans le nord du Togo, à quelque 400 km de Lomé, la capitale théorique, et qui repose d’une part sur Kara, le chef-lieu de la préfecture fonctionnant comme La capitale de fait, d’autre part de Pya, le villagium sanctum du clan, évoquant, avec le caveau dédié aux Gnassingbé, un Bethlehem post-mortem, et enfin de Sarakawa, cet autre villagium pium où reposent pieusement les reliques ver-rouillées du DC-3 accouchées de l’utérus du rocambolesque accident dont Eyadéma serait sorti indemne en janvier 1974. Ce qui lui valut le surnom homérique de « Miraculé de Sarakawa », gravé sur les parois de la mémoire de la doxa officielle toujours active. D’autant que le clan Gnassingbé est parvenu à « dynastiser » sa dictature dont Faure assure la pérennité suite au décès de son père Eyadéma en février 2005, après la mascarade de la meurtrière présidentielle, renouvelant la violence fondatrice de la dynastie que fut le coup d’État de janvier 1963 perpétré par le père qui expédia aux extrêmes confins du cosmos le premier président Sylvanus Olympio. 

À l’origine, La Kozah Nostra partait d’une idée géniale consistant à faire de la nouvelle préfecture, créée ex nihilo, du moins en tailladant à coups de hache de décrets dans les anciens découpages administratifs, une sorte d’ONG étatique de développement, exclusivement consacrée à la promotion des Kabyé, l’ethnie présidentielle[1]. La Kozah Nostra doit être à même de capter efficacement des ressources nationales et internationales diverses et variées afin de rattraper « le retard considérable et insoutenable » dont les Kabyé auraient été victimes pendant la colonisation et le règne-pouvoir Olympio (avril 1960-janvier 1963) par rapport aux autres populations, et notamment les Ewés du sud, érigés dans la rhétorique officielle en ethnie rebelle et réfractaire au pouvoir Gnassingbé — et donc automatiquement aux Kabyè [2]. À l’instar d’Air France qui voulait « faire du ciel le plus bel endroit de la terre », le clan Gnassingbé entendait faire de la Kozah le plus bel endroit du Togo et de Kara, la capitale de fait, une pépite d’or logée dans son sublime écrin de savane, pour l’instant dévastée par une déforestation intensive qui raréfie la flore et la faune.

La Kozah Nostra dans son sens anthro-politique

La Kozah Nostra désigne la manière dont les Gnassingbé se partagent « les dépouilles du pouvoir politique et mafieux » laissées par le père comme l’écrit Christophe Courtin, directeur des projets et programmes au CCFD-Terre solidaire qui ajoute :

 L’un a mis la main sur les prébendes de l’État (Faure, chef de l’État). L’autre (Kpatcha) a pris le contrôle de l’armée et de la Défense ; plus avisé, il récupère aussi les bénéfices mafieux de la zone franche de Lomé. Le plus âgé (Ernest) manipule les réseaux affairistes de son père depuis la base arrière familiale du nord du pays et un dernier (Rock), un peu plus mal loti mais tout aussi empressé de vivre sur le dos de la bête, a récupéré la présidence de la Fédération de football [3].

Le mystérieux coup d’État d’avril 2009 et le procès en tous points grotesque, qui s’en est suivi deux ans plus tard, ont procédé à une nouvelle reconfiguration du pouvoir familial dont sont délestés certains membres que l’on croyait intouchables, à commencer par Kpatcha en personne, qui furent jetés en prison comme des malotrus, tandis que le lieutenant-colonel Ernest, le dauphin présomptif qui faisait trembler le Togo du vivant de papa pour un oui et pour un non, passa l’arme à gauche à la suite d’une longue maladie en novembre 2009.

Ces évolutions ne sont pas de nature à bousculer sensiblement la cartographie du pouvoir familial construit comme un micro-système logé dans un macro-système étatique plus vaste. Ce micro-système est constitué d’une nébuleuse de progéniture laissée par Eyadéma, praticien d’une polygamie radicale et intégrale. Sa lecture permet de reconstituer a posteriori la stratégie qu’il impulsait. Il s’agit d’abord du contrôle du dispositif militaro-sécuritaire (armée, gendarmerie, police, renseignements), cette pierre angulaire de tout système étatique en Afrique surtout lorsqu’il est faible ou en faillite. Le fait que des Togolais ont baptisé les FAT (Forces armées togolaises) « Armées de cousins » ne relève pas d’un jeu d’esprit, il correspond à une réalité anthropologique que confirment leurs effectifs pléthoriques et des pourcentages astronomiques qui font ressortir leur caractère monoethnique où les Kabyé sont en surreprésentation [4]. À partir de cette plateforme stratégique forte, ceux-ci sont allés ensuite à la conquête de l’administration publique et parapublique : l’administration centrale, les directions techniques et politiques des ministères, les services des douanes, des impôts, des phosphates, des café-cacao, des TIC, etc. Enfin, il s’agit pour La Kozah Nostra d’acquérir son hégémonie sur l’ensemble des portions utiles de l’économie nationale et tout particulièrement des régies financières. Tous les ilots rentables sont détenus et monopolisés par des Kabyé, proches du clan Gnassingbé auquel ils sont reliés par les liens de parenté les plus divers. Cette partie utile comprend les secteurs et les activités économiques qui permettent à son homme d’en vivre confortablement et d’en jouir pleinement sans soucis du lendemain qu’il peut dès lors conjurer. À titre non exhaustif, ce sont le port, l’aéroport, les banques, l’exploitation illicite de minerais ou du bois (les tecks centenaires), les stations d’essence, les parcs de taxis ou de taxis-motos, les cybercafés, les sociétés de gardiennage sécuritaire, etc.

La création du parti unique, le Rassemblement du peuple togolais (RPT) en 1969, la  nationalisation (elle est plutôt une privatisation déguisée au profit du clan Gnassingbé) des mines de phosphates suite à l’accident d’avion de Sarakawa en 1974 et plus tard les revendications démocratiques en 1990 perçues comme une remise en cause de l’ordre kozah-nostriste (et donc kabyé, c’est du moins ainsi que ces revendications étaient présentées à la population) qui les réprima dans le sang, ont été les trois moments clés de consolidation de la mainmise de La Kozah Nostra.

Un de ses modes opératoires parmi d’autres : un officier supérieur ou une épouse ou une maîtresse du chef de l’État fait un emprunt important auprès d’une des banques publiques de la place qui n’ont pas l’habitude de prêter au menu fretin. Il construit une importante villa ou un immeuble qu’il loue ensuite à un service de l’État dont le contrôle par un « cousin » rend aisée la combine. Alors qu’il ne paie pas ses créances, il encaisse par contre des loyers réguliers et conséquents que lui garantit la signature publique qui, ici, recouvre toute son autorité et sa crédibilité. En fin de bail, il récupère son bien pour en faire ce qu’il voudra, après avoir multiplié ce type d’opération dans d’autres quartiers de la ville sans que personne n’y trouve aucun inconvénient, bien au contraire. Il en est de même des stations d’essence qui prospèrent à Lomé et qui appartiennent pratiquement toutes aux membres de La Kozah Nostra. Elles sont souvent érigées sur des réserves administratives destinées à recevoir à l’origine, d’après le cadastre, la construction de services publics qui attendront les calendes grecques.

Aussi vorace que prédatrice et en quête permanente d’un parrainage pour cautionner ses turpitudes, La Kozah Nostra a toujours besoin de gros de moyens pour financer et entretenir ses réseaux de relations et d’amitiés à Paris et des commissaires européens à Bruxelles. Comme d’autres chefs d’État d’Afrique francophone, les Gnassingbé, ingratement et injustement ignorés, sont de gros pourvoyeurs de valises de billets si caractéristiques de la vie politique françafricaine [5], plus particulièrement au moment des élections. Cette obligation de pizzo entre parrain et protégé a conduit La Kozah Nostra à se jeter pieds joints, pendant plusieurs décennies, dans le lucratif trafic d’armes et de drogue dont le Togo est devenu une des plaques tournantes ouest-africaines avec des officiers à la manœuvre qui bénéficient en France de solides soutiens et fraternités (d’armes) pour échapper aux mailles du Big Brother américain. L’avion présidentiel, les navires battant pavillon togolais et la valise diplomatique ont été mobilisés en toute impunité dans ce narcocommerce qui a assuré à La Kozah Nostra sa survie politique et financière.

Le procès des frères Gnassingbé en septembre 2011 a révélé à l’opinion togolaise que les héritiers se livraient plutôt à un règlement de compte familial autour du colossal héritage paternel composé des biens mobiliers, immobiliers et fonciers, des actions dans des sociétés nationales et étrangères, des comptes dans des banques européennes, américaines, asiatiques et moyen-orientales. L’enquête sur les biens mal acquis aurait pu s’orienter légitimement aussi vers le cas Gnassingbé [6] pour qui la notion de conflit d’intérêts est probablement un machin inventé par d’ineptes Occidentaux, comme la démocratie, pour enfumer le monde et détourner des valeurs kozah-nostristes, plus réalistes et bien inscrites dans la mondialisation financière, où la morale, dorénavant ringardisée, n’a pas de place.

Quand la préférence ethnique tourne en eau de boudin

Grâce aux immenses recettes accumulées durant les glorieuses années 1970, furent répliqués, dans un désordre à couper le souffle à Seth, dans la ville de Kara et ses environs où la terre rare et pierreuse est plus précieuse qu’une pépite d’or, des similis-hôtels, des similis-banques, des similis-usines, une simili-université et un simili-aéroport qui émerveillent autant le paysan analphabète qu’ils flattent l’orgueil de l’élite « évoluée » du coin, avide de réalisations pharaoniques en béton. Sont également transférés à Kara-la-belle, des routes aux nids d’autruche qu’affrontent courageusement, parfois sans triompher, quelques énormes Hummer noirs et leurs semblables, que leurs propriétaires viennent de Lomé y exhiber en crânant, à l’occasion de congrès et de séminaires blablateurs mais dotés de per diem faramineux, de conseils de ministres tout aussi blablateurs, et des « Évala », ces cérémonies d’initiation annuelles où les pubères de la région s’agrippent pour mesurer devant l’examinateur de président leur force physique qui déterminera leur futur recrutement dans la police et l’armée monoethniques, comme si l’uniforme kaki était le seul horizon assuré-tous- risques pour la jeunesse kabyé.

Car, pour promouvoir sa politique d’Affirmative action en faveur de l’ethnie présidentielle, la doxa officielle s’est approprié les stéréotypes populaires les plus éculés qui font accroire que les Kabyé ne peuvent peupler d’autres territoires que ceux de l’animalité dont leur supposé goût atavique pour le kaki et comportements barbares sous l’uniforme (le « kakisme » pouvant désigner cette idéologie) seraient le révélateur intégral. Cette politique d’Affirmative action kakiste consiste dans une antagonisation permanente entre Lomé-la-poubelle, érigée en fief des Ewé — et donc des oppositions politiques par définition — à Kara-la-belle, royaume des Kabyé — et donc fief des loyautés politiques envers le pouvoir Gnassingbé, et par ricochet des Kabyé. Par ailleurs, Kara n’est pas seulement « belle », elle est aussi très attractive au moment des examens, étant le seul centre du pays où l’on peut décrocher son baccalauréat ou réussir tout autre concours national avec une note au-dessous de la moyenne exigée. Le précieux sésame, même s’il est de plus en plus déprécié, ouvre néanmoins droit à l’inscription dans l’une des similis-universités de Kara ou de Lomé, en attendant l’opportunité d’un emploi pistonné dans l’administration où, quand on est de la bonne-ethnie, de la bonne-région et… et de la bonne-famille (il ne faut oublier ce point important !), permet d’endosser le kaki policier ou militaire, un placement plus rentable encore puisque le treillis donne droit à tous les abus dans un pays où le statut de militaire, surtout d’officier, synonyme de jungle et d’arbitraire, est placé au pyramidion de la pyramide politique et permet de contrôler toute une chaîne d’activités interlopes allant du racket dans la rue à l’accès au vagin, comme dans toute mafia post-moderne qui se respecte. 

La réalité vécue sous le soleil de La Kozah Nostra est qu’en moyenne plus de 60 % des 6 millions de Togolais vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de deux dollars US par jour. Plus on remonte cette bande étroite qu’est le Togo du sud vers le nord et plus on dépasse allègrement ce pourcentage avec 75 % pour la région de la Kara, la région présidentielle, 77,7% pour la région Centrale et 90,5 % pour la région des Savanes dans l’extrême nord [7]. Après bientôt cinquante ans de règne du clan Gnassingbé, la Kara est l’une des régions les plus pauvres du Togo avec ses bataillons de jeunes filles et de femmes tutoyant dans les similis-hôtels la prostitution pour survivre, de paysans spoliés de leur terre au profit de la nomenklatura kozah-nostriste qui peut y bâtir ses éléphants blancs et toucher d’importantes commissions, de jeunes diplômés chômeurs chevauchant des taxis-motos brinquebalants, dans l’attente d’un recrutement dans l’armée. 

Vers une nationalisation de La Kozah Nostra ?

Pour pouvoir bien tenir l’appareil d’État après un demi-siècle de pouvoir, le clan Gnasssingbé a eu le temps d’agréger autour de lui une nomenklatura constituée de différents segments élitaires venus de toutes les régions et ethnies du pays grâce à une cooptation transcendant les clivages ethniques et générationnels. Quand on compare l’élite dirigeante des années 1970, dont Samuel Decalo a établi le who’s who [8], à celle d’aujourd’hui, on est frappé par son renouvellement en profondeur, remarquable depuis la succession en 2005 de Faure à son père. Comme au Cameroun ainsi que le note Jean-François Bayart, le gouvernement du pays exerce son hégémonie politique par « une assimilation réciproque » des élites et par une « fusion des groupes dominants anciens et des nouvelles élites nées de la colonisation et de la décolonisation » [9] jusqu’aux différentes périodes des Gnassingbé. Contrairement aux idées reçues, la direction du pays sait faire montre d’un esprit de corps, soudé comme dans une mêlée au rugby, se caractérisant par une homogénéité et une cohésion dans l’accumulation compulsive des choses purement matérielles.

Maniant dans une perspective performative les magiques notions d’« unité nationale » et de « stabilité politique » à géométrie variable, la force du clan Gnassingbé réside dans sa capacité de cooptation jusque dans les rangs de l’opposition en combinant répression, coercition et redistribution, à telle enseigne qu’il a pu assurer sa reproduction dynastique. Ainsi Faure Gnasssingbé est à l’heure actuelle entouré non seulement des vieux barons de l’ancien parti unique, le RPT, qu’il vient de transformer en UNIR (Union pour la république), — sigle assez révélateur d’ailleurs —, mais aussi d’opposants historiques tels que Gilchrist Olympio, fils du premier président assassiné par le père, devenu plus royaliste que le roi, que d’autres depuis 1967 avaient précédé dans d’extraordinaires chassés croisés banalisés de la politique du ventre, qui laissent plus d’un Togolais moyen pantois.

 Cependant, au-delà de sa dimension qui se veut nationale, La Kozah Nostra reste et demeure ethnique, essentiellement kabyè, contrôlant l’intimité de l’Etat, c’est-à-dire tout ce qui permet son fonctionnement (bon ou mauvais) symbolique et réel et qui empêche que sa nudité ne se révèle au grand jour. La Kozah Nostra sombre dans la terreur et la violence extrême chaque fois que l’État est confronté à des mouvements de contestation de quelque ampleur, à des tentatives d’alternance par voie des urnes ou voie putschiste [10], et n’hésite pas à opérer des purges sanglantes (sacrifices humains ?) en son propre sein pour sa survie hontologique. Laquelle importe plus à Paris qui est obsédé de son rang et sa grandeur au point d’ignorer (vraiment ?) qu’il a affaire depuis cinquante ans à l’hydre prédatrice d’un Togo de plus en plus appauvri, de plus en plus affamé, mais d’un Togo toujours sans indépendance ni institutions régulatrices. Le Togo sous La Kozah Nostra : un autre Mali, une autre Centrafrique en perspective ?

Comi M. Toulabor
LAM-Sciences Po Bordeaux


[1]Anne-Marie Pillet-Schwartz, « Togo : suffit-il d’être Kabyè pour accéder au développement? », Politique africaine, 32, décembre 1988, pp. 85-91 et aussi Bernard Lucien-Brun et Anne-Marie Pillet-Schwartz, Les migrations rurales des Kabyè et des Losso (Togo), Paris, ORSTOM, 1987, 391 p.

[2] Telle était  la thèse officielle à laquelle apporta sa caution  scientifique un intellectuel organique feu Wen’Saa Ogma Yagla, L’édification de la nation togolaise, Paris, L’Harmattan, 1978, 200 p.

[3] Christophe Courtin, « Les Rapetout du Togo », Le Monde du 18 août 2006

[4] Cf. Comi Toulabor, « Togo: Les forces armées togolaises et le dispositif sécuritaire de contrôle », http://www.letogolais.com/article.php?nid=2370

[5] Pierre Péan,  La République des mallettes. Enquête sur la principauté française de non-droit, Paris, Fayard, 2011, 484 p.

[6]Antoine Dulin & Jean Merckaert, Biens mal acquis. A qui profite le crime ?, Paris, CCFD-Terre solidaire, 2009, 212 p.

[7] Cf. FMI, Togo. Document complet de stratégie de réduction de la pauvreté 2009–2011, Washington, DC, FMI, février 2010, Rapport du FMI n°. 10/33, p. XI

[8] Samuel Decalo, Historical dictionary of Togo, Metuchen, N.J., Scarecrow Press, 1976, 243 p.

[9] Jean-François Bayart,  L’État au Cameroun, Paris, Presses de  la Fondation nationale des sciences politiques, 1979,  p. 19.

[10] Amnesty International,  Togo, Etat de terreur, Paris, 5 mai 1999, 44 p.

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