LAM - Les Afriques dans le monde

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SACLEUX Charles fondateur des études swahili en France

Charles Sacleux (1856-1943) demeure encore aujourd'hui la référence des swahilisants : son monumental dictionnaire swahili-français a été publié dans la série des Travaux et mémoires de l'Institut d'ethnologie de l'Université de Paris, en 1939. Plus que d'un dictionnaire il s'agit d'une encyclopédie des connaissances sur le monde swahili de Zanzibar et de la côte. Une partie de ses archives, conservées à Chevilly Larue montre l'étendue de son travail, et attend les chercheurs ! À Bagamoyo, en Tanzanie, un musée explique le travail des missions, dans cette base arrière des expéditions vers le centre de l'Afrique.

Un pionnier

Charles Sacleux était arrivé à Zanzibar en 1879 venant de Marseille, que le canal de Suez avait rapprochée de l'Océan indien : en 1896 la cathédrale catholique de Zanzibar sera érigée, sur le modèle de Notre Dame de la Garde. Il avait été ordonné prêtre en 1877 et avait rejoint la congrégation du Saint Esprit un an plus tard. Il n'a pas fait d'études universitaires, hormis le séminaire. Il s'installe sur le continent africain à Bagamoyo, face à Zanzibar, où existe déjà une mission catholique, depuis 1862 et où en 1867 est paru le premier catéchisme en kiswahili, œuvre du Père Baur : Katekismou Kisouahili (sic). Il a compris que la pénétration du continent suppose la connaissance d'une langue véhiculaire : le kiswahili des traitants zanzibarites, étudié depuis 1850 par les Missions protestantes, et notamment par Kraft, doit servir les missions catholiques. Une grammaire est publiée par les Pères Blancs en 1882. En dix ans une première version de son dictionnaire est prête. Il a recueilli la langue parlée, mais aussi les manuscrits arabes, qu'il transcrit en caractères latins. L'ampleur de son information tient aussi à la qualité de son « terrain » : Bagamoyo est le point d'arrivée et de départ des caravanes qui vont au centre de l'Afrique. En 1881 un manuel de conversation en kiswahili est publié à Bagamoyo par la Mission spiritaine.

De 1888 à 1891, Charles Sacleux supervise lui-même, à Zanzibar, l'impression de son dictionnaire. Son travail suscite encore l'admiration parce qu'il embrasse toute l'étendue du domaine : aussi bien les dialectes swahili et donc l'étendue géographique, mais aussi les enjeux scientifiques, liés à la classification des langues bantoues, et à la transcription phonétique des langues africaines. De plus la première version comprend les noms de 1520 plantes cueillies sur la côte et dans les îles. La botanique fut, avec la lexicographie, la grande occupation de sa vie et ses archives en témoignent.
Il quitta, pour des raisons de santé, l'Afrique orientale en 1898, et consacra tout le restant de sa longue vie à des travaux sur les dialectes swahili et à une nouvelle édition de son dictionnaire. Il ne visita jamais les Comores, mais occupa une partie de sa retraite à un dictionnaire du comorien. Il est ainsi, comme son contemporain, missionnaire de la Société de Paris, Edouard Jacottet, l'un des premiers spécialistes des langues bantoues, qui publie en français, sur un domaine toujours trop peu fréquenté par les chercheurs francophones.

Il remarque, dans un article de synthèse publié dans la revue La Parole, que « l'usage a consacré l'expression de langues bantoues, employée pour la première fois par Bleek pour désigner la grande famille linguistique de langues agglutinatives, dont l'aire a pour limites, au sud, les idiomes des Hottentots et des Bushmen formant enclave à l'extrémité de l'Afrique australe, au nord, une ligne ondulée comprise entre l'équateur et le parallèle du quatrième degré de latitude septentrionale » (1903, 1). Comme Casalis — avec le Sesotho — il a concentré ses travaux sur une seule langue, le kiswahili ; il a séjourné longtemps dans des pays qui n'étaient pas des colonies françaises, et s'est trouvé à l'écart de l'effort colonial du Second Empire, puis de la Troisième République, situation en fait paradoxalement favorable à des travaux linguistiques indépendants des ambitions coloniales françaises. À la différence de Casalis, dont les travaux valent surtout par leur antériorité (1841 !), ceux de Sacleux font encore référence aujourd'hui par la qualité du travail ethnographique et lexicographique dont témoignent ses archives.

Avant lui, Bleek représentait, dans la deuxième moitié du XIXe, l'alliance nouvelle à son époque de l'homme de terrain et de l'homme de bibliothèque. À Berlin, Bleek avait étudié l'égyptien avec Lepsius et il trouva dans ses voyages en Afrique et dans la bibliothèque du Cap dont il fut le conservateur, l'outil indispensable pour mettre au point le nouveau concept de « bantou », puis l'étude des Bochimans — les San — à laquelle il consacra le reste de ses jours. Il disparut avant de finir sa description comparée des structures bantoues qui fut complétée par Meinhof, à qui nous devons la reconstruction, avec les méthodes de la phonétique historique, de l'urbantu, ancêtre hypothétique des langues actuelles. Les travaux se poursuivent jusqu'à aujourd'hui avec le Bantu Online Dictionary. Au-delà des intérêts de la reconstruction linguistique, l'enjeu est bien l'écriture ou la récriture de l'histoire de l'Afrique en s'appuyant sur des données linguistiques fiables, organisées en ensembles nouveaux et susceptibles d'être reliées aux données archéologiques.
Le cas du kiswahili est donc unique dans cet ensemble de langues, parce qu’il a fait l'objet d'un effort d'aménagement cohérent, commencé il y a plus d'un siècle, et dans lequel les travaux en français figurent en bonne place grâce à Charles Sacleux qu’on a malheureusement tendance à oublier. Or il est important de considérer l'histoire de la discipline dans une formation historique particulière.

Le choix du dialecte standard

La question du choix d'un dialecte de référence est présente dès les premiers travaux linguistiques au XIXe. Charles Sacleux donne une grammaire des dialectes swahili en 1909 et consacre à leur description une place importante de l'introduction à son dictionnaire (1ère éd, 1891, nouvelle édition 1939). Nous le savons, mais cela semble parfois oublié des historiens : les dialectes ne sont pas postérieurs au standard, dont ils seraient des déviations ; ils sont au contraire les formes variées parmi lesquelles le standard a été choisi, pour des raisons extralinguistiques. Sacleux le dit clairement : « Ce qui a valu au kiungudya sa prépondérance sur les autres dialectes, ce fut la situation privilégiée de la ville de Zanzibar, dont la rade est restée, jusque dans les dernières années, le centre commercial de l'Afrique orientale » (Sacleux, 1939, 2).

Ainsi aucun dialecte n'est en droit d'être déclaré plus archaïque et plus pur. Les dialectes du nord, ceux de Lamu par exemple ont souvent été considérés comme plus anciens ou plus prestigieux du fait du grand nombre de textes écrits connus en manuscrit. Ainsi Charles Sacleux note combien les dialectes côtiers sont plus difficiles à délimiter que ceux des îles et combien à Mombasa, même au XIXe, chaque quartier avait son dialecte : on pouvait considérer des différences appréciables entre le parler des habitants de la ville neuve (mdyi mpya) et ceux de la vieille ville (mdyi wa kale). Avec une grande lucidité, il note, dès le début du XXème siècle, que les domaines dialectaux tendent à se confondre.

Le trait général des dialectes du sud, au nombre desquels figure celui de Zanzibar, est l'uniformité des phonèmes consonantiques alvéolaires (d, t), ne prenant pas généralement le type dental-interdental — (dh, th) de certains d ou t du nord. Dans les îles, une sorte d'unification se produit autour de Zanzibar, et cela dès l'époque de Sacleux. Il note combien à Pemba, mais aussi à Zanzibar même, le dialecte ki-kadimu et ce qu'il appelle un « sous dialecte, le ki-tumbatu » cèdent de plus en plus la place au ki-ungudya (sic) (1939, 9).
Charles Sacleux prend soin de réfuter les prétentions des linguistes qui ont étudié ces dialectes, notamment celles du Rév. Taylor, qui après un long séjour à Mombasa, a vanté la « pureté » de son dialecte et réclamé pour lui la préséance sur les autres, tant à cause de sa position que pour sa meilleure conservation (1939, 11).

Les dialectes du nord, ki-amu et ki-gunya, sont eux, marqués par des traits phonétiques comme les consonnes aspirées et les dentales ; de plus, ils comportent des traits morphologiques différents, par exemple les affixes de classe vi- deviennent zi-, permutation qui, selon Sacleux, atteint par contagion v- devant les voyelles -i ou -u. Enfin le kingozi, langue ancienne de la poésie, « dure comme du cuir » (ngozi), n'est pas pour lui un dialecte, mais bien un langage artificiel, littéraire, comptant nombre d'emprunts et d'archaïsmes.
Il note aussi, et ce point mérite que l'on s'y arrête :

Deux langues sœurs très voisines du swahili méritent une mention spéciale. Ce sont le ki-Nyika et le ki-Pokomo. Les rapports avec le Swahili sont si étroits qu'il est permis de supposer que ces langues ne doivent pas s'en être séparées depuis bien longtemps. Toutes les deux sont parlées sur la grande terre  (le Continent !) la première au sud et au nord en arrière de Mombasa, avec deux sous-dialectes, le ki-Digo au sud, et le ki-Giriama au nord ; la seconde sur le fleuve Tana vers l'embouchure (Sacleux, 1939, p.14).

Dès cette époque, la question du kiswahili ne peut être séparée de celle de la dynamique des échanges entre les villes de la côte, entre la côte et l'intérieur, la côte et les îles. Le succès du kiswahili est depuis l'origine lié à l'accroissement de ces échanges : Sacleux avait perçu ce que David Massamba (2003) en ce début du XXIe siècle essaie de démontrer.

Un monument inégalé

Le dictionnaire de 1939 est l'aboutissement d'un projet lancé plus d'un demi siècle auparavant et qui avait vu en 1909 un début de réalisation. Ce travail imposant — plus de 1100 pages — est, tout autant qu'un dictionnaire, une petite encyclopédie swahili. De très nombreuses citations de poèmes, par exemple de Fumo Lyongo, sont faites : « Je me suis cru autorisé à introduire dans le cours de ce dictionnaire de nombreuses citations de la littérature swahilie, dans la pensée que lecteur partagerait mon impression, à savoir que le Swahili est non seulement une langue riche mais aussi une langue savante » (Sacleux, 1939, p.1093).
Les articles développent des faits de civilisation, par exemple les festivals de Zanzibar, la place du shiisme, les mânes d'un ancêtre (mzimu) ; les articles sur les toponymes nous renseignent sur l'histoire des lieux, par exemple Kilwa (1939, p. 378). De nombreuses entrées nous informent sur la cuisine, la vie quotidienne. Quand il le peut, fréquemment, des renseignements sont donnés sur l'étymologie des termes, dont la graphie arabe est, s'il y a lieu, fournie. Une longue introduction fait le point sur la question des dialectes. En annexe il nous donne la transcription et la traduction d'un utenzi portant sur la résurrection Kiyama, « un poème original que j'ai découvert il y a cinquante ans en la possession d'un lettré de la ville d'Amou. Je me suis décidé à le traduire. J'en avais fait la copie à l'époque, sur l'original en caractères arabes n'en ayant pu obtenir l'acquisition » (p. 1093).

Grâce à l'impulsion donnée par les travaux de Sacleux, les Spiritains se sont vu confier l'évangélisation du Nord du Tanganyika et de la région du Kilimanjaro ; les Pères Blancs ont lancé leurs « caravanes missionnaires » vers les Grands lacs alors que des Bénédictins allemands de St Ottilien créaient un couvent dans le Sud, à Peramiho, en 1908. Notons que dès 1885 était parue, anonymement, une grammaire due à un Père, missionnaire au Niandja (sic : lac Victoria), et que ce texte est parfaitement recevable aujourd'hui encore ; il a été longtemps réédité, et en 1920, publié cette fois à Maison Carrée-Alger ; il est signé du nom de son auteur « le père Delaunay de la Société des missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), missionnaire au Tanganyka ».
Le principal problème de ces travaux — et il n'est pas sans importantes conséquences pratiques — est leur graphie ; Sacleux est très clair, mais il n'aura pas gain de cause :

Le devoir du comparatiste lui impose l'obligation de distinguer avec clarté les différences de prononciation... Dès lors une écriture phonétique s'impose. L'orthographe quasi officielle inaugurée par le Bishop Steere plus ou moins modifiée plus tard par chaque auteur, déjà insuffisante et quelque peu fautive pour le seul dialecte visé, est inapplicable à l'ensemble des dialectes. (p. 2 dans l'introduction du dictionnaire de 1939)

Malheureusement la cause est entendue et les travaux d'une ampleur inégalée que donne Sacleux souffrent de ne pas avoir de point d'ancrage dans la graphie déjà officielle du kiswahili.
Les exemples qu'il fournit devraient emporter la conviction, mais le problème est avant tout d'ordre pratique : le j de Steere, par exemple, vaut pour le j anglais (dj français) dans -vunja, kunja, onja et pour le d mouillé (d anglais dans duty, di français dans diable) dans -jaa, -mvuja, mji, maji, etc. « mots que j'ai dû distinguer par les transcriptions vundza, -kundza, - ondza, soit d+z avec circonflexe inversé et et vudya, -dya, mdyi, madyi (d+y mouillant le d) » : les mêmes différenciations portent sur le h et les consonnes aspirées dans les mots d'origine arabe.

Sacleux plaide pour une précision phonétique, dans la lignée des travaux de Rousselot, mais il n'a que peu de chances d'être entendu du Comité interterritorial qui commence à se réunir. La graphie de Delaunay s'inspire des recommandations de Sacleux bien qu'elle figure dans un ouvrage qui veut représenter le standard. L'auteur répugne à introduire des signes phonétiques nouveaux. Il refuse de donner au j les valeurs que lui donne Steere (celles de dy, dj, g). mais il ne suit pas Sacleux et s'aligne en grande partie sur Steere à l'exception notable du phonème -j.

Un héritage trop souvent ignoré

Les auteurs de manuels et de grammaires, français et francophones, ont un autre projet et optent pour l'efficacité de la graphie de Steere. Une collection conservée à la BNF, dans le département des Anonymes orientaux, témoigne des nombreux ouvrages publiés par ces sociétés, soit à partir d'Alger, où était situé le séminaire des Missionnaires d'Afrique (Pères blancs) de Monseigneur Lavigerie, soit, ce qui est plus original, à partir du Tanganyika (Tabora) puis du Congo (Beaudouinville en 1920). La formation de prêtres dans les séminaires a donné naissance à des ouvrages qui nous paraissent assez exotiques : des dictionnaires swahili-latin [1]. Il fallait apprendre le latin aux séminaristes et le kiswahili était déjà leur langue véhiculaire. Le choix était d'en faire une langue littéraire.
La stratégie des Pères blancs était de traduire directement, par une forme d'idéalisme religieux qui mettait en avant la confrontation directe avec l'islam au risque de la confusion des genres (Fabian, 1986, 147).

Le Tanganyika avait été une colonie allemande, il passait sous mandat britannique et les sociétés catholiques étaient essentiellement françaises dans l'hinterland, ainsi qu'au Congo. Seuls les Bénédictins allemands demeuraient à Peramiho, dans le sud, à côté de Songea. Comme le latin, le kiswahili convenait à un milieu multilingue qui avait besoin d'une langue à la fois véhiculaire et officielle.
Par ailleurs le Comité interterritorial des langues souhaitait encourager une traduction œcuménique (Damman, 1977). Il constate au moins trois traductions du Nouveau Testament en moins de trente ans : l'une britannique, une autre publiée à Stuttgart, et enfin une dernière publiée à Bagamoyo. On comprend que le comité veuille mettre fin à une telle prolifération. De plus les Pères blancs suivant l'exemple de Sacleux ne suivent pas la graphie de Steere qui a directement simplifié un certain nombre de transcriptions.

En somme, il convenait de rendre le kiswahili susceptible de porter le message chrétien. Une étude lexicale de l'emploi contemporain de certains termes montre le chemin parcouru depuis la fin du XIXe. De nombreux termes ne sont plus porteurs d'un message religieux et se sont détachés de l'islam comme le remarque M.Burhan Mkelle (1976). Il commente la lexicalisation - laïcisation de termes associés étroitement avec l'islam :

Maulidi :
l'anniversaire du prophète. Il veut aussi dire les divers récits connus en A de l'est : maulidi ya Hamziya, ya Homu. Ce n'est pas le carnaval : Mjue nyote kuwa hapa hapana maulidi

kuhubiri :
mot d'origine arabe, qui se rattache à informer. Il est devenu le terme chrétien pour la proclamation de l'Evangile.
Kusilimu :
être musulman, être un bon musulman. Devient un terme qui se rattache à la conduite en général : ukewenza hausilimu : la polygamie crée des problèmes.

On peut en conclure que l’utilisation d’une langue dont l’histoire était jusque là liée à l'Islam, pour traduire la Bible et diffuser le christianisme, a constitué un élément de laïcisation paradoxal. Il convenait, en effet, de créer tout un nouveau lexique pour dire une nouvelle religion, et finalement, on ouvrait ce faisant, un nouvel espace linguistique, pour une nouvelle politique. Tel a été et demeure le grand projet culturel tanzanien, légué par Julius Nyerere.

Bibliographie
Ouvrages principaux de Charles Sacleux :

  • Dictionnaire Français- Swahili, Paris, Zanzibar, Procure des Pères du Saint Esprit, 1891, 989 p. ( suivi, en appendice  d'un Essai de catalogue des plantes de Zanzibar, Pemba, Mombassa, Amou et de la grande terre en face de ces iles jusqu'à la ligne de partage des eaux entre la côte et les grands lacs, appendice de 36 p.)
  • « Introduction à l'étude des langues bantoues », La parole, 1903, 4, 54 p.
  • Essai de phonétique avec son application à l'étude des idiomes africains d'après les principes de l'abbé Rousselot, Paris /Leipzig, Procure/Welter, 1909, 245 p.
  • Grammaire des dialectes swahili, Paris, Pères du Saint Esprit, 1909, 334 p.
  • Hadithi ya dini, (Abrégés de l'histoire de la religion ), traduits par Ch. Sacleux, Pères du Saint Esprit, 1924, 349 p, (Troisième édition, 1ère édition, Bagamoyo, 1902, 296 p.
  • Kumfuasa Rabbi Yesu Kristu Kuwa dye ? (Imitation de Jésus Christ), traduite par Ch. Sacleux, Pères du Saint Esprit, Catholic Mission Bagamoyo, 1913, 265 p. (deuxième édition ;  1ère édition, 1910, 128 p).
  • Ngano za Watakatifu, (Vies de Saints), traduites par Ch Sacleux. HGF, Rome, 1930.
  • Ngano za Hadithi ya Dini (résumé d'histoire sainte en swahili), Zanzibar/ Bagamoyo,  sd, 96 p., (deuxième édition, Bagamoyo, 77 p. ; troisième édition au Congo belge sous le titre Hadisi Ndogo ya Dini, 1921, 78 p. ). 
  • Dictionnaire Swahili-Français, Paris, Travaux et mémoires de l'Institut d'ethnologie, 1939, 1114  p.
  • Dictionnaire Français-Swahili, Travaux et mémoires de l'Institut d'ethnologie, 1959, 754 p.

Bibliographie critique :

  • Dammann (Ernest), « Some problems of the translation of the Bible into African Languages », Kiswahili, 1977, 47, 2, p. 88-95.
  • Fabian (Johannes), Language and colonial Power, Cambridge, Cambridge University Press, 1986.
  • Frankl (P.J.L.), « Charles Sacleux, (1856-1943), Greatest of Swahili lexicographers », Cahiers de lexicologie, 1993,-1, p. 201-208.
  • Interterritorial Language Committee, Kenya, Tanganyika, Uganda, Zanzibar : Swahili books Bulletin, avril 1933, 4, p. 25-38.
  • Massamba (David), Historia ya kiswahili, Nairobi, Jomo Kenyatta Foundation, 2003.
  • Mkelle ( Burhan), « Religious concepts in the Formation of Swahili Expressions », Kiswahili, 1976, 46, 2, p. 41-46.

Alain Ricard
(article repris de « Charles Sacleux, linguiste et missionnaire », Pentecôte sur le Monde, Paris , 2, 2012, 864, p.28-29,

et de « Charles Sacleux (1856-1943), fondateur des études swahili en France”, Histoire et missions chrétiennes, 2007, n°4, p. 105-114. 


[1] Etymologia latina-swahelica. - Tabora : Apud missionarios Africae (White Fathers), 1924. - 133 p. L’ouvrage porte la mention : Imprimatur Tabora, die 15a maii 1924, Henricus, Vicarius apostolic. Unyanyembere. Kamusi kilatini - kiswahili : De viris illustribus Urbis Romae. Appendix : Variae colloquendi formulae. - Tabora : Sancti Caroli Seminarium Unyanyembense, 1925. - 184 p. Grammatica latina = Sarufi ya kilatini. Kitabu cha kwanza : lexigraphia = Kanuni za maneno mbali mbali. - Albertville (Congo belge) : Mission des Pères Blancs, 1925 - 149 p.

 

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