LAM - Les Afriques dans le monde

Observatoire pluriannuel des enjeux politiques et sécuritaires dans la Corne de l’Afrique

Version imprimable version PDF

 

Observatoire pluriannuel des enjeux politiques et sécuritaires dans la Corne de l’Afrique

Reconfigurations Politiques et Socioéconomiques dans la Corne de l’Afrique

En collaboration avec le Centre Français des Etudes Ethiopiennes

 

Présentation

Consacré à la mise en perspective historique de l’actualité politique, lObservatoire pluriannuel des enjeux politiques et sécuritaires dans la Corne de l’Afrique est un programme de recherche initié en 2013, cofinancé par la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS, http://www.defense.gouv.fr/das/la-dgris) et le Laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM, UMR CNRS 5115) de Sciences Po Bordeaux (http://www.sciencespobordeaux.fr/fr/index.html).

Depuis octobre 2014, l’Observatoire fonctionne en binôme avec un projet portant sur les Reconfigurations Politiques et Socioéconomiques dans la Corne de l’Afrique, financé par le Conseil Régional d’Aquitaine.

Tout au long de ce projet, dix-huit notes d’analyse seront produites (téléchargeables ci-dessous), portant sur l’actualité politique, économique, sociale et sécuritaire des pays de la région en replaçant les phénomènes analysés sur le moyen terme, voire sur le temps long.

A mi-chemin entre la production académique et les travaux de valorisation destinés à un large public, ces travaux abordent de nombreux thèmes encore peu investis en France sur cette région tels que les (re)configurations partisanes, les projets de restructurations économiques et leurs implications sociopolitiques, l’ « émergence » d’un islam politique dans certains pays, ou encore la construction de l’Architecture africaine de paix et de sécurité en Afrique en général, et en Afrique de l’Est en particulier.

Chercheurs, enseignant.e.s-chercheur.e.s et doctorant.e.s de LAM (du site bordelais mais aussi de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour) assurent le fonctionnement de l’Observatoire, en collaboration avec le Centre Français des Etudes Ethiopiennes à Addis-Abeba (CNRS/MAE, http://www.cfee.cnrs.fr), et en concertation avec le Centre d'Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales de Khartoum (CNRS/MAE, http://www.cedej-eg.org), et l’Institut Français de Recherche en Afrique de Nairobi (CNRS/MAE, http://ifra-nairobi.net/), et un réseau élargi de chercheur.e.s en France et à l’étranger.

•          Durée des projets : 2013-2017.

•          Thèmes abordés : régimes politiques, partis politiques, mobilisations, reconfigurations socioéconomiques, religion et politique, developmental state, corridors économiques, conflits, architecture africaine de pax et de sécurité.

•          Pays : Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud.

Pour toute information et/ou collaboration, merci d’adresser un courriel à jeannicolas.bach@scpobx.fr

 

Séminaire annuel

Le premier séminaire de l’Observatoire s’est tenu à Paris le 24 novembre 2014 (Programme en pdf)

Le deuxième séminaire annuel de l’Observatoire s’est tenu à Paris le 30 octobre 2015 (Programme en pdf)

Le troisième séminaire annuel de l’Observatoire s’est tenu à Paris le 13 octobre 2016 (Programme en pdf)

 

Publications

Les travaux du premier cycle (Notes 1 à 6) ont porté sur les évolutions politiques et religieuses récentes à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya, au Soudan et en Ouganda (élections, religion et politique, mobilisations récentes etc.).

Le deuxième exercice en cours (2015) a été l’occasion d’un bilan sur la situation politique et sécuritaire au Soudan du Sud depuis la reprise du conflit à l’intérieur du pays en décembre 20113. Les Notes suivantes (2015-2016) aborderont deux grands thèmes d’actualité : les échéances électorales dans la région (Ethiopie, Soudan, Somaliland, Ouganda, Somalie), et l'Architecture de Paix et de Sécurité en Afrique (APSA) pou laquelle l'année 2015 devait représenter un moment fort.

Les Notes produites par l’Observatoire sont disponibles et téléchargeables ci-dessous.

 

Note 18 : Les relations commerciales Ouganda-Soudan du Sud à l’épreuve de l’implosion sud-soudanaise

Octobre 2016

Auteur.e.s : Bernard CALAS, Sylvain RACAUD, Charlotte TORRETTI

Résumé:

Les échanges commerciaux entre l’Ouganda et le Sud du Soudan, devenu l’État indépendant du Soudan du Sud en 2011, ont longtemps été contenus en raison des longues guerres civiles touchant cette région. La signature des accords de paix de 2005 au Soudan (CPA) et l’affaiblissement de la LRA avait ouvert des espoirs de voir se développer une zone frontalière propice au commerce et bénéfique aux deux pays. Mais la reprise du conflit ouvert au Soudan du Sud en décembre 2013 et l’échec des pourparlers de paix en 2016 ont affecté ces développements et considérablement ralenti les activités commerciales transfrontalières qui connaissaient une forte croissance dans la zone. À partir d’un terrain inédit mené dans le nord de l’Ouganda, à Kampala et dans le mont Elgon en 2016, les auteurs de cette étude tentent d’évaluer les répercussions de ce conflit sur les activités commerciales. Retraçant les trajectoires individuelles des entrepreneurs de frontières qui jouent avec le risque, l’évitent, s’y confrontent, et parfois s’y résignent, cette note dessine un tableau à la fois humain et tragique d’une région où, malgré la guerre, les affaires restent les affaires.

Mots clés: Ouganda – Soudan du Sud – Transports – Trajectoires d’entrepreneurs

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 17 : L’ingérence ougandaise au Soudan du Sud

Août 2016

Auteur.e.s : Patrick FERRAS et Julie SACHE

Résumé:

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, l’Ouganda est intervenu militairement à deux reprises sur le sol sud-soudanais. Les relations économiques et politiques entre les deux pays de la Corne de l’Afrique sont anciennes et ancrées dans des crises violentes enchevêtrées. La crise sud-soudanaise met en relief les difficultés de la naissance duSoudan du sud et la volonté du président ougandais de jouer un rôle régional. Un rôle qui passe par une forte ingérence militaire chez son voisin du Nord. Cette note revient principalement sur les dimensions militaires des engagements ougandais au Soudan du Sud et leurs principaux déterminants.

Mots clés: Ouganda - Soudan du Sud - intervention armée - IGAD – EAC

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 16 : La Force Africaine en Attente : faiblesses de la brigade Est

Juin 2016

Auteurs : Jérémy REVILLON
Jérémy Révillon est Doctorant de Pau et des Pays de l’Adour/ Les Afriques dans le Monde

Résumé :

Après plusieurs années caractérisées par une stagnation, la mise en place de l’East African Standby Force (EASF) semble s’être accélérée au cours des années 2014 et 2015, aboutissant à une déclaration d’opérationnalité en novembre 2014. Toutefois, les problèmes de fond ne sont pas résolus. Outre la structure particulière de l’EASF, reposant sur les Etats de trois organisations régionales (IGAD, EAC, COMESA), ce sont les faiblesses financières et matérielles qui inquiètent. Au travers de l’exemple récent d’une proposition d’engagement au Burundi, nous observerons les difficultés rencontrées par l’architecture paix et sécurité de l’Union africaine.

Mots clés : Union Africaine, APSA, Force Africaine en Attente, East African Standby Force, Burundi

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 15 : Hydropolitique du Nil : la sortie du statu quo hydro-hégémonique de l’Egypte

Avril 2016

Auteurs : Pierre BLANC et Wahel RASHID
Pierre Blanc est enseignant-chercheur à Bordeaux Sciences Agro et Sciences Po Bordeaux, Les Afriques dans le Monde

Wahel Rashid est diplômé d’un Master d’histoire de Paris 1 et stagiaire au Centre d'Études et de Documentation Économiques, Juridiques et sociales du Caire

Résumé :

Le Nil est le plus long fleuve du monde et son bassin est partagé par une dizaine de pays, ce qui rend difficile la gestion commune. Depuis 1959, l’Egypte, « don du Nil » (Hérodote), et le Soudan, dans une moindre mesure, se sont comportés en hydro-hégémonies. Profitant d’une asymétrie politico-militaire avec les pays d’amont, ces deux pays se sont arrogés des droits de prélèvements au détriment des seconds. L’Ethiopie, pays de la Corne de l’Afrique et véritable château du bassin nilotique, a particulièrement subi ce rapport de force. Mais après avoir connu l’instabilité et les guerres civiles, ce pays émerge sur la scène régionale au point de remettre en question l’accord égypto-soudanais de 1959 et de construire le plus grand barrage d’Afrique dont les incidences sur l’aval sont âprement discutées. Une crise hydro-diplomatique secoue donc les pays riverains du Nil. L’Egypte, isolée dans ce conflit, possède des marges de manœuvre pacifiques pour limiter les effets de ces initiatives éthiopiennes sur son économie et sa société.

Mots clés: Nil, irrigation, puissance, hydro-hégémonie, barrages, Initiative du bassin du Nil, économie d'eau.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 14 : Eritrea: A Rogue or a Strategically Constructed Threat?

February 2016

Author : Aleksi Ylönen
Aleksi Ylönen is a Research Fellow at the Center for International Studies, University Institute of Lisbon He can be reached at aleksi.ylonen@gmail.com

Abstract:

Eritrea gained independence in 1993 in the post-Cold War context of changing regional political alliances. From the beginning Eritrea‘s relationship with Ethiopia was strained, and following the Eritrean-Ethiopian war (1998-2000) Asmara encountered increasing isolation in the international arena.
This paper focuses on aspects of Eritrea’s contemporary political history in the sub- regional context. It highlights Asmara’s sour relations with some of its powerful neighbors, which have been integrally linked to Eritrea being increasingly portrayed as a regionally destabilizing and terrorism-supporting rogue state. It is therefore argued here that although Eritrea‘s tactics in its foreign affairs have hardly differed from those of other states in the Horn of Africa, the prevailing political realities in the sub-region have resulted in the strategic image of Eritrea as a threat to regional peace and stability.

Keywords: Eritrea; Horn of Africa; Foreign Relations; Rogue State

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 13 : Development, Cultural Hegemonism and Conflict Generation in Southwest Ethiopia: Agro-Pastoralists in Trouble

December 2015

Author: Quincey A. Wagstaff
Quincey A. Wagstaff is a researcher at Huxley College, USA He can be reached at q.wagstaffhuxcol@gmail.com

Abstract:

This paper discusses the problems of development in Southern Ethiopia and its often adverse effects on local people not seen as part of the political and civic space in the country. The disregard for the rights of, among others, agro-pastoralists that are culturally and ethnically different from the highland core of the country is disturbing and has led to major casualties. The developmental model of Ethiopia needs serious amendment.
The context to the paper is that of state-designed top-down development plans that target agro-pastoralist areas and populations in Ethiopia. They have been implemented since several years. A discussion of the situation in the Southwest, revealing a problematic, non- negotiated process of massive land investment, based on land alienation, displacement of locals, plantation development, and ‘villagization’. This largely excludes the voices and interests of local ethnic populations and does not offer them modes of appeal or redress. A clash can be observed between the local agro-pastoralists and the state acting on the perception of terra nullius–like ‘empty spaces’. Ethiopia’s federal policy of officially according ethnic rights to people is thereby undermined. The government does not pursue broad human development but instead the cult of GDP growth, exclusionist towards local people’s livelihoods. While this conflictuous developmental process is comparable to that of many other countries, controversy grows over the short- and long- term social, economic and environmental effects.

Reports of local disputes and confrontations in the past few years indicate an ill-prepared trajectory of land governance and development that endangers use rights and civil rights of indigenous people in the Southwest. They do not seem to qualify as full citizens of Ethiopia. Peoples like the Anywa, Majangir, Kwegu or Suri provide examples. In its political- economic aspects, development in Ethiopia proceeds as a coercive and‘inevitable’process. As a case-study of the Suri (Surma) people illustrates, this ‘development’ undermines local food security, settlement patterns and livelihood practices, as well as relations between the Suri and neighboring groups. A debatable ‘civilizational’ dimension is also present in the developmental project, aimed to modify key aspects of culture and behavior of those that the state does see as ‘not like us’.
Benefits of expected socio-economic improvements on the regional or national level are hardly if at all visible for small-holders and agro-pastoralists; only state-supported investors and state companies find benefits (though not all), profiting from access to land unilaterally allocated by the government on the basis of its legally ‘owning’ all the land - being nationalized property, bypassing customary and use rights. The announced ‘mitigation measures’ for locals displaced are not in sight either.
Problematic local events including violent confrontations in the Ethiopian Southwest show the need for a new, negotiated, model of developmental governance that recognizes rights of local people as citizens, not only subjects, and can engage them in a more encompassing national venture.

Keywords: development, agro-pastoralism, agrarian commercialization, Southern Ethiopia, violence, state authoritarianism, human rights abuse, Suri people, interethnic tensions

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 12 : L’Architecture de paix et de sécurité en Afrique : Un dispositif périmé avant même d’avoir fonctionné ?

Octobre 2015

Auteur : Patrick KLAOUSEN
Maître de conférence à l’Université de Rennes 1
- Docteur en droit public - HDR - patrick.klaousen@univ-rennes1.fr        

Résumé :

Dans la première partie de cette étude, Patrick Klaousen dresse un bilan sévère de l’APSA. Toutefois, le fait que cette dernière ne remplisse pas les fonctions qui lui sont assignées n’a en soi rien de choquant, tant la tâche est immense. La question serait plutôt de savoir si ce dispositif, conçu il y a une quinzaine d’années, a un avenir ou bien s’il doit être repensé.
C’est la seconde option qui retient l’attention de l’auteur qui dans un second temps, s’applique à montrer que des obstacles systémiques entravent durablement l’opérationnalité du dispositif. Certains sont liés à des déterminismes fondamentaux dans la mesure où les modèles à partir desquels l’APSA a été conçue (ONU et PSDC européenne) sont en décalage avec la nature même de l’UA en tant qu’organisation régionale à rhétorique intégrative. D’autres obstacles systémiques sont quant à eux plus particulièrement liés aux réalités africaines et à leur impact sur les dysfonctionnements du dispositif.

Sans pour autant prétendre apporter une solution à ces dysfonctionnements, l’étude conclut néanmoins que l’APSA, parce qu’elle est trop ambitieuse est foncièrement irréaliste ; que la paix et la sécurité sont des objectifs de long terme nécessitant une action empreinte à la fois de modestie et d’audace, qui passe par un renforcement de l’État en tant que pourvoyeur de services publics.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 11 : L’Autorité Intergouvernementale pour le Développement : Une solution d’avenir ?

Août 2015

Auteur : Patrick FERRAS
patferras@gmail.com       

Résumé :

L’Organisation de l’Unité africaine (OUA) puis l’Union africaine (UA) se sont données comme objectif l’Unité du continent. À l’heure de la nécessaire rationalisation des Communautés économiques régionales (CER) mais aussi de l’appropriation ou de l’africanisation des mécanismes de paix et de sécurité en Afrique, cet article propose d’analyser les forces et faiblesses de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), une des huit CER de l’UA.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 10 : Les élections soudanaises de 2015 : Réalignements politiques et renforcement autoritaire

Juin 2015

Auteur : Soliman CHAOUCHE
Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne soliman.chaouche@gmail.com  

Résumé :

Les soudanais se sont récemment rendus aux urnes à l’occasion des élections générales de 2015, conformément au calendrier électoral mais dans un contexte inédit puisqu’il s’agissait des premières élections depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Malgré l’appel de la grande majorité des partis d’opposition à repousser le scrutin, le régime d’Omar El Béchir au pouvoir depuis 1989 a décidé de maintenir le vote. Une décision d’autant plus surprenante qu’elle s’inscrit dans un contexte particulièrement difficile pour le régime en place (crise économique majeure, opposition armée dans les régions périphériques et luttes internes au parti au pouvoir).
Revenant sur les deux mois de campagne ayant précédé le scrutin, les résultats électoraux, mais aussi le fonctionnement du régime politique soudanais, cette Note revient sur les mécanismes par lesquels ces élections ont conduit à l’affaiblissement des principaux partis d’opposition et au renforcement du pouvoir en place. En effet, bien loin d’avoir mis le Soudan sur la voie de la « démocratisation », ce scrutin s’est davantage révélé un formidable outil de renforcement du régime autoritaire en place.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 9 : Le modèle somalilandais à l’épreuve des élections de 2015: Crise de légitimité ou approfondissement démocratique ?

Avril 2015

Auteure : Géraldine PINAULDT
Géraldine Pinauldt est docteure en géographie - géopolitique, Institut français de géopolitique, Université Paris 8, Denis Diderot geraldinepinauldt@hotmail.com

Résumé :

Fin avril 2015, le gouvernement du Somaliland annonçait officiellement le report des élections initialement prévues le 26 juin 2015. Une annonce sans surprise pour le jeune État dont les institutions ont laissé paraître leurs limites depuis l’instauration de la Constitution de 2001 et la mise en œuvre d’un régime original, mêlant la représentation clanique (Chambre haute) avec une représentation partisane (un multipartisme cependant réduit aux trois partis vainqueurs des élections locales et représentés au sein de la Chambre basse). Pour Géraldine Pinauldt, on peut désormais apercevoir le déséquilibre de ce régime hybride à la lumière des élections locales et nationales ayant eu lieu depuis 2002. Néanmoins, il ne s’agit pas de déconstruire de façon radicale un modèle qui demeure original, mais plutôt d’ajuster ses rouages afin d’éviter que le pays ne s’enfonce dans la crise actuelle. Dans ce sens, des propositions émanent d'institutions politiques informelles qui mettent en avant la créativité politique à l’œuvre dans ce jeune État.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 8 : False Hopes, Real Fears: The 2015 Ethiopian Election

February 2015
Auteur : Jean-Nicolas BACH

Jean-Nicolas Bach is Associate Researcher at the Institute Les Afriques dans le Monde, Sciences Po Bordeaux. He can be reached at jeannicolas.bach@scpobx.fr

Abstract:

The 2015 Ethiopian general election, in which the representatives of the Regional Councils and the 547 members of the House the Peoples’ Representatives (HPR) will be elected, represents a unprecedented challenge not only for the opposition but also for the ruling Front, the Ethiopian Peoples’ Revolutionary Democratic Front (EPRDF). Since the fateful 2005 general election, the opposition has tried to reorganize itself by building new coalitions, fronts, and by creating new parties. The government for its part has been working hard in order to avoid history repeat itself: the EPRDF has become developed into a massive structure of more than five million members, and new laws and rules have aimed at controlling the political, social and economic spheres. This policy has been efficient in the last election in 2010, when only one opposition member has been elected member of the HPR. In the meantime, Meles Zenawi, one of the central architects of the regime and Prime minister since 1995, disappeared in August 2012, leaving behind an unachieved project, i.e. the restructuring of the economy under the auspice of an Ethiopian “Democratic Developmental State”. Since then, discontents grew in the streets of Addis Ababa and in the regions: Muslim demonstrations, Oromo demonstrations, to which have been added demonstrations organized by the opposition parties as of 2013 (the first ones since 2005). Further uncertainties have also emanated from within the EPRDF where balance of powers may be redefined between the four components of the EPRDF, or even within the Tigray People’s Liberation Front itself, its dominant wing. In the opposition, while the “liberal wing” has been further fragmented since 2005 (two major parties, Unity for Democracy and Justice and All-Ethiopia Unity Party, could not merge in 2014 and the great liberal coalition has failed), the Blue Party has remained aside of the crisis and could benefit from its stability for its first participation to a general election. Medrek, a “forum” created before the 2010 election, composed of ethno-national and multinational parties united under the “social-democrat” banner and mainly rooted in Oromo and Southern region, may be the first beneficiary of the discontents and of the “liberal-wing” crisis, though Medrek will suffer from the lost of UDJ and its Amhara strongholds.

Full Text (pdf)

 

Note 7 : The War in South Sudan - Briefing Note

Updated March 2015
By Clémence PINAUD
Clémence Pinaud is a post-doctoral fellow at New York University (Shanghai) cmp13@nyu.edu        

Abstract:

This briefing note is an attempt to update readers on the current situation in South Sudan. The country, plagued by a political crisis that had been broiling for years, quickly descended into its third civil war on December 16, 2013. This note is based on the author’s field research, mostly carried out in 2009, 2010 and 2014. Its aim is to provide perspectives on the current violence and political dynamics in South Sudan, and to explore potential scenarios pertaining to the evolution of the war. Given the format of the note, every problem the country is currently facing could not possibly be covered, and some aspects had to be prioritized. Nevertheless the purpose of this note is to give an overview of the situation and to pose long-term questions.

Full Text (pdf)

 

Note 6 : “For God and My Country” – Le religieux dans la sphère politique contemporaine en Ouganda

Octobre 2014
Auteure : Anna FICHTMÜLLER
Anna Fichtmüller est doctorante au laboratoire Les Afriques dans le Monde, Sciences Po Bordeaux.

Résumé :

Les débats médiatiques autour de la loi pénalisant l’homosexualité, relayés par les médias jusqu’en Europe, ont souvent mis en avant le rôle et l’influence des mouvements pentecôtistes sur la scène politique ougandaise en les considérant comme un phénomène inédit. Cette recherche montre cependant que l’influence du religieux dans les affaires publiques n’est pas un phénomène récent. Les pentecôtistes représentent certes un lobby influent sur le politique en Ouganda, mais les sphères religieuses et politiques nourrissent des relations de longue date, très institutionnalisées et souvent consensuelles. Cette note propose de revenir sur la construction historique des relations politico-religieuses ougandaises pour mieux saisir les influences exercées par le religieux (musulmans, anglicans et pentecôtistes) dans certains débats politiques contemporains. L’auteure relativise le poids politique de ces groupes qui, s’ils ont la possibilité de s’exprimer sur un large panel de questions publiques, exercent avant tout une influence circonscrite aux questions morales (où elles disposeraient d’un large soutien populaire).

Télécharger la Note en format pdf

  

Note 5 : Le fédéralisme ethnique en Ethiopie : Entre déclin et endurance

Mai 2015
Auteur : Mesfin BEROUK

Berouk Mesfin est chercheur principal à l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), Addis-Abeba, Ethiopie.
Il est l’auteur de nombreux articles et études sur les questions de défense, la politique étrangère les partis politiques et le fédéralisme en Ethiopie         

Résumé :
Comme l’indique le titre de cette Note, le régime fédéral éthiopien a évolué selon une dynamique ambiguë depuis son instauration en 1995 : son « déclin », c’est-à-dire la perte de vitalité d’un système politique qui peine encore à construire sa légitimité, n’a pas empêché son « endurance », ou sa capacité à résister à l’épuisement, à l’usure, et à se maintenir au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il faut néanmoins prendre garde aux logiques binaires et réductrices qui ne sauraient voiler les dynamiques expliquant le maintien du régime malgré ce défaut de légitimité, tel que le recours éventuel à la coercition. A partir des élections générales de 2005 et leur issue violente (près de 200 civils tués par les forces de l’ordre, selon les chiffres officiels, et des milliers d’arrestations), Berouk Mesfin illustre ici cette complexité en articulant les observations empiriques de ces événements tragiques à une réflexion plus générale sur la nature et le devenir du régime éthiopien fédéral. Cette mise en perspective politico-historique à partir des plus (tristement) célèbres élections éthiopiennes, offre ainsi une opportunité considérable de saisir les évolutions du champ politique éthiopien de la dernière décennie. Nous restituons ici ce texte qui reste plus que jamais d’actualité et une source d’inspiration à la veille des prochaines élections générales éthiopiennes (24 mai 2015).

Télécharger la Note en format pdf

            

Note 4 :  Islam, Politics, and Violence on the Kenya Coast

July 2014
Authors: Hassan MWAKIMAKO & Justin WILLIS
Hassan Mwakimako is Associate Professor of Islamic Studies at  Pwani University ,  Kenya.
His research interest is on the interface between Islam and its relations with the State in colonial and post-colonial sub-Saharan  Africa.
Justin Willis is Professor in History at  Durham  University in the  UK . He has been involved in research on the modern history of the  Kenya coast since the 1980s

Abstract:
In June 2014, the Kenyan coastal town of  Mpeketoni was the target of a brutal and prolonged terrorist attack, in which dozens of civilians were murdered. In the aftermath of the attack, there were apparently widely differing analyses of its nature and purpose. After a delay, the Somali-based al Shabaab movement claimed responsibility. However, the government of  Kenya insisted that it had actually been the result of ‘local politics’ – thought it was not clear whether that referred to politics on this part of the coast, or to the tense national politics of confrontation between the ruling Jubilee coalition and the opposition CORD. The ambiguities of this moment of violence provide a revealing window on the complex relationships between developments in Islam at the coast and in  Kenya more widely, the coast’s place in wider movements of political Islam, and patterns of secular grievance and political ambition which also drive violence. This paper will argue that the intersection of multiple factors makes the  Kenya coast particularly volatile. The weakness of the Kenyan state has provided a favourable environment for acts of terror; equally importantly,  Kenya ’s national politics have normalized and vulgarized violence.

Télécharger la Note en format pdf

 

Note 3 : Islam and political parties in Sudan: The National Islamic Front

May 2014
Auteure : Azza AHMED
Azza Mustafa M. Ahmed is a PhD student at Khartoum University. Her research focus is on Democracy and Political parties. She is also a Consultant at the Participatory Action Research and Sustained Dialogue, Life and Peace Institute, Sudan. As a civil society activist, she is member of everal civil society organizations in Sudan

Abstract:
The Islamic movement in Sudan was established in the early 1940s as a radical party with a rigid, conservative doctrine. The foundation of the Sudanese Islamic Movement was influenced by Has- san al-Banna, the initiator of Egypt’s Muslim Brotherhood. Al-Banna’s ideology was carried back to Sudan by Sudanese who had been studying in Egypt at the time and who began propagating this ideology in Sudanese universities once they returned home.
Yet, the Islamic Movement would soon open up to other influence. During its first four decades, it was heavily coined by the political work of Hassan al-Turabi, the leading ideologist in the process of renewing the movement in line with different political and social situations in Sudan. The Move- ment succeeded in mobilizing the Sudanese public to call for an Islamic constitution and Islamic rule, ”Sharia”. Gaining courage from this experience, the Sudanese Islamic Movement began wor- king towards gaining wider social and political influence through organizational work.

The Islamic movement has had several names: the Islamic Constitution Front, the Islamic Charter Front, the National Islamic Front, the National Congress Party and its opposing Popular Congress Party after cleavage. On June 30 1989, the National Islamic Front supported the military officers un- der colonel Omar Hassan El-Bashir to replace the Sadig El- Mahadi government. The INF’s ideology and political programme were implemented by president Bashir and his fellow officers, and Turabi and his colleagues soon became leading powers, until 1999 with the great cleavage happening. The INF divided in two, Turabi and his followers established a new party, the Popular Congress Party (PCP), whereas Bashir and his disciples remained the National Congress Party (NCP).

Télécharger la note en format pdf

 

Note 2 : L’Ethiopie en route vers les élections de 2015

Février 2014
Auteur : Jean-Nicolas BACH

Jean-Nicolas BACH est docteur en Science politique de Sciences Po Bordeaux, Chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde.

Résumé :
A un an des élections générales de 2015, le parti au pouvoir poursuit et intensifie sa stratégie de contrôle du processus électoral. Une stratégie qui s’et avérée payante en 2010, le Front Démocratique Révolutionnaire des Peuples Ethiopiens (FDRPE) occupant depuis 99,6 % des sièges à la Chambre basse. Cette fermeture politique peut s’expliquer par l’issue difficile des élections de 2005 mais tient surtout à la nature même du projet politico-économique du FDRPE enclenché par Meles Zenawi avant sa disparition en août 2012, qu’accentue la réalisation d’un « developmental state » éthiopien. Même si la nouvelle génération envisageait d’ouvrir la scène politique, cette ouverture demeurerait artificielle à moins de remettre en cause ce projet et l’idéologie fondatrice du régime, la « démocratie révolutionnaire ». L’observation des premiers développements de la préparation des prochaines élections confirme l’improbabilité d’une telle ouverture. En témoignent les confrontations récentes avec une partie de la communauté musulmane, les arrestations arbitraires et les inquiétantes mises en gardes répétées par le gouvernement contre « l’extrémisme » et le « terrorisme ». Dans ce contexte difficile, du côté des partis politiques d’opposition, les négociations et les réalignements ont déjà débuté.

Télécharger la note en format pdf

 

Note 1 : La dimension politique de l’islam à Djibouti

Février 2014
Auteur : Aden OMAR ABDILLAHI
Aden Omar Abdillahi est chercheur en Science politique à l’Institut d’études Politiques et stratégiques du Centre d’Etudes et de Recherche de Djibouti (CERD). Il prépare actuellement une thèse de doctorat à l’Université Bordeaux 3/Les Afriques dans le Monde (LAM).

Résumé :
Djibouti a été colonisé par une puissance laïque. De même, la société djiboutienne, musulmane à près de 98%, est traditionnellement laïque. Depuis quelques années, elle fait face à l’émergence du phénomène de l’islam politique. L’Etat et les oulémas se disputent le monopole de la religion et sa place dans la société. D’un côté, par la création de nombreuses institutions publiques en charge de la gestion du culte, l’Etat a mis en place un vaste système de contrôle de l’islam. Et de l’autre, les oulémas modernes, dominés par l’élite arabisante, ont réussi à faire sortir l’islam des mosquées pour le mettre au service des contestations sociale et politique. Enfin, l’engagement politique direct des oulémas aux côtés des partis politiques de l’opposition lors des élections législatives de février 2013 donne un nouveau sens à la question.

Télécharger la note en format pdf

 

Site internet réalisé par Informatique Libre